Gembloux-Namur, villes-gares

 
Focus-Archi-magazine-architecture-Courgette-gare-Namur-MAP.jpg

Logements à Gembloux; bureaux, hôtel et kots à Namur


Même si les fonctions y diffèrent, capitale politique wallonne et Gembloux partagent l’idée de complètement revoir le cadre de vie des quartiers adossés à leurs arrêts ferroviaires. Si c’est le tout début des grandes manœuvres à Gembloux, Namur a les mains dans le cambouis urbain-multimodal depuis longtemps. 

Assisté de l’expertise du BEP en auteur de projet et se basant sur le référentiel Quartiers nouveaux wallons de la Région wallonne (quartiers durables), l’exécutif local gembloutois vient d’adopter un P.R.U. Gembloux-Gare – périmètre de remembrement urbain; outil d’aménagement du territoire – redessinant son futur quartier autour de la nouvelle gare de l’ingénieur-architecte SNCB Holding Marinella Salemi (2010). En forme de triangle, celui-ci sera axé désormais sur mobilités douces et réaménagements publics d’ampleur. Fruit d’un cheminement long d’une décennie et demie, ce PRU balise les règles pour les développeurs en action, jusqu’aux phasages et charges d’urbanisme (écho ‘néo-ville à la campagne’>FA web).

Entre gare et Nationale 4, Euro-Gembloux (Actibel) se chargera de l’ex-site Euro-fonderie (machines agricoles, pièces brutes autos), l’association Besix/Thomas & Piron s’occupera elle de la Croisée des Champs. L’habitat y sera dense, dont 5% de logements publics, aux gabarits et tailles diverses, de 2 à 9 niveaux. Ce nouveau pan de ville devrait émerger d’ici 2035, pour accueillir entre 3 et 4.000 nouveaux habitants. Le démarrage est prévu pour 2021. Les espaces publics y occuperont 5 ha, autour du parc central entrecoupant le site de 16,5 ha. Des voies vertes draineront l’ensemble. Depuis la gare, l’esplanade publique à dominante minérale constituera une porte d’entrée vers ce nouveau quartier.

Courgette revue

A Gembloux-Gare à l’historique ancien (quartier de l’Agasse + baty st-Guibert) proche d’une ancienne voie romaine Boulogne-Cologne, le piéton sera dominant. Les quatre roues ne disposeront en effet que de deux axes de pénétration et d’un parking silo à 500 places et architecture intégrée côté gare. Aux extrémités du triangle, bureaux, commerces de proximité, services – dont une école maternelles-primaire – et horeca complèteront l’offre. Dans les futurs services à la collectivité pourraient également bien figurer crèche, RS et maison médicale. De son côté, Namur voit les choses se traduire bien plus concrètement autour de son futur outil multimodal (écho ‘dalle revue et corrigée>FAweb), désormais première gare du sud du pays.

Pour l’heure, la passerelle vers la gare bus en toiture est à l’assemblage, occasionnant pas mal de contrariétés routières. Mais c’est côté Salzinnes que les choses bougent le plus. Derrière l’ancienne poste tout juste démolie (12.000 m2 tertiaires Jaspers-Eyers & partners), le site de la Courgette a été vendu par la SNCB au promoteur gantois Baltisse (famille Balcaen) pour 12,3 millions € à l’été 2018. Après démolition des 5 bâtiments existants et dépollution de cette parcelle de 38.000 m2 adossée au faisceau ferroviaire Charleroi-Bruxelles, un projet d’hôtel urbain de 102 chambres, de bureaux et kots y verra le jour. Baptisé AXS Namur, il vient d’être esquissé par Montois Partners Architects (MAP) déjà auteur du résidentiel Port du Bon Dieu vers Beez, en front mosan.

© DroneCortex (Eurofonderie 2017); BEP (esquisse provisoire PRU) ; MAP (AXS Namur)

Par Philippe Golard

Focus-Archi-magazine-architecture-Gembloux-gare-esquisse-PRU.jpg
Focus-Archi-magazine-architecture-Eurofonderie-Dronecortex2017.jpg

 
ActuEléonore Cucca