Marchés publics en vitrine «Mipim»

 
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Athus-Aubange, 3e ville la plus peuplée en Luxembourg


La dernière édition du Mipim cannois, plus grand salon immobilier international, a mis des secteurs d’évolution très spécifiques en lumière. Ainsi auteurs de projets, architectes, développeurs, promoteurs et financiers s’intéressent désormais aux logements kangourous, adaptables aux profils de vie évolutifs de ses occupants. En particulier, les (futurs) seniors car les quelque 12.000 places supplémentaires en maisons de repos du gouvernement wallon ne suffiront pas à la tâche. Athus-Aubange a son propre projet, public et grand de quasi 13.000 m2, consacré à l’intergénérationnel.

Sur la Côte d’Azur, l’incontournable salon international de l’immobilier Mipim à Cannes constitue le festival annuel des auteurs de projets, architectes, développeurs, promoteurs et financiers. Villes et communes l’ont bien compris et font, de plus en plus nombreuses, le déplacement. Pour y boucler des tours de table financiers, débusquer des investisseurs et surtout y faire étalage de leurs know-how ou projets ambitieux dans le pipe-line. L’édition 2019 vient de s’achever. La province de Luxembourg et ses acteurs économiques – dont l’intercommunale Idélux – en étaient avec de futures réalisations comme l’éco-quartier de Marbehan, d’autres en cours d’érection à Arlon (Schoppach-conception Artau > écho FA web; Wasbourg), ou encore les habitats kangourous dans un marché ‘seniors’ très spécifique.  

Solutions

Dans ce dernier segment très particulier, l’intercommunale Idélux-Aive veut trouver des partenaires actifs car le sujet sera de plus en plus brûlant d’actualité et, dans le cadre de la réforme wallonne en cours de l’aide aux 3e et 4e âges, les 12.000 nouvelles places en MRPA-MRS d’ici 2030 ne suffiront pas. Le logement baptisé kangourou est modulable, adaptable à l’âge des occupants. Ses conceptions architecturales lui permettent d’adapter les lieux au nombre effectifs d’habitants, avec et puis sans enfants. Les maisons sont divisibles, les couloirs peuvent être élargis, des accès plain-pied imaginés comme l’implantation d’ascenseurs ou monte-charges adaptés, même en extérieurs limités. Tout en créant de la mixité intergénérationnelle. Vers 2000, dans la province à l’ardeur d’avance, Messancy et son premier village senior – projet entièrement privé – en étaient les précurseurs.  

Vaux-sur-Sûre, Libin, Manhay et Marbehan ont emboîté le pas, avec une nouvelle donne. Les marchés sont aussi désormais publics et ruraux, pour faire face au vieillissement des populations, ne pas en déraciner les seniors et leur permettre de rester près de leurs proches sans changer d’habitudes. Ainsi, un des projets Idélux présents à Cannes détaillait les quelque 12.900 m² (une centaine d’unités, de 65 à 100 m2) à ériger dans un quartier en pleine mutationà proximité du centre-ville d’Athus-Aubange. La 3e commune la plus peuplée de la province accueille aussi le plus grand terminal sec de Belgique et était naguère partie intégrante de l’ancien pôle transfrontalier sidérurgique PED.

Par Philippe Golard

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© Idélux; VA/C. Petit


 
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