Alternatives crédibles…

 
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De plus en plus, les choses sont vraiment mal emmanchées pour l’Eurostadion, nouveau stade belge à construire et à fournir pour l’Euro 2020. Au point d’inquiéter l’UEFA qui tranchera définitivement le 7 décembre. Parmi d’autres, Sclessin-Liège lève le doigt pour se substituer, le cas échéant, à Bruxelles…  

Maniant facilement la boutade, l’ex-patron du fournisseur belge d’énergie verte Lampiris (revendu au pétrolier Total) et nouveau boss du club de foot Standard de Liège Bruno Venanzi ironisait à l’été 2016 : « Si Bruxelles n’est pas prêt en 2020 (sous-entendu, l’Eurostadion, NdlR), nous aurons un stade pour l’Euro. » D’ici 2019, Liège-Sclessin est en effet engagé dans un chantier muant en profondeur le chaudron footballistique de la Cité ardente, avec une enceinte revue et corrigée et haussée à 40.000 places. Côté bruxellois, on se dirige lentement (mais sûrement ?) vers le point de non retour dans le dossier Eurostadion (Jaspers-Eyers & partners/Ghelamco).

Organisateur de l’Euro 2020 dans 13 villes européennes - dont Bruxelles en principe – et venu aux nouvelles en cette mi-septembre, l’UEFA se fait du mouron et vient de lancer un ultimatum aux Belges. Pour le 20 novembre, l’instance internationale doit savoir si Bruxelles sera en mesure ou non de fournir un nouveau stade encore à construire pour participer à la compétition continentale de 2020. L’UEFA veut tout savoir sur l’état d’avancement du dossier administratif (permis environnement + urbanisme) et exige la fourniture d’un planning détaillé du chantier, réaliste, réalisable. Le 7 décembre l’UEFA tranchera et dira s’il accepte ou refuse définitivement le dossier de candidature bruxellois.

Bis repetita

Début septembre, notre compatriote Michael Verschueren, administrateur du comité UEFA Club Competitions et de l’European Club Association, enfonçait le clou en déclarant que « d’autres villes hôtes seraient screenées pour remplacer Bruxelles s’il n’y avait aucune (bonne) nouvelle en novembre concernant les permis pour l’Eurostadion. » Comme d’autres (à l’international, Stockholm, Cardiff et Londres), Liège pourrait alors tenir la corde. Uni depuis février aux Anversois de LLOx Architecten, le bureau d’Assar Architects (siège Otan, divers hôpitaux dont New Erasme et MontLégia > Ans-Liège, …) a déjà esquissé les contours de Sclessin horizon 2019, vingt ans après une première rénovation en profondeur. Le bureau bruxellois connaît les lieux : il a déjà conçu l’académie Robert-Louis Dreyfus, au Sart-Tilman.

Sur près de 2.000 m², ce bâtiment abrite le centre de formation des jeunes et d'entraînement des joueurs pros du Standard Football Club de Liège dont le onze de base est désormais cornaqué par l’ancien international portugais Ricardo Sa Pinto. Côté nouvelles infrastructures, une première phase des travaux de modernisation vient d’être bouclée durant cet été : tribune d’honneur complètement modifiée, nouvelles pelouse et disposition des bancs de touche, lifting de la zone neutre, transformations au cœur de la tribune 1 pour accueillir le nouveau resto (Rouge de poivre) ouvert mi-juillet. A terme, une esplanade devrait ceinturer le stade, les parkings vont gagner des bâtiments couverts. Pour fermer l’enceinte, les tribunes 3 et 4 seraient allongées d’environ 8.000 places supplémentaires, pour joindre la T2 quasiment à raser (hormis le noyau central business) et reconstruire.

© UEFA ; www.standard-internet.be

Par Philippe Golard


 
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