La construction passive

 
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Une ambiance chaleureuse et un résultat économique grâce aux briquettes de parement


Pour le KAS, le nouveau service résidentiel de pédopsychiatrie de l’AZ Sint-Lucas à Bruges, l’objectif était de réaliser une conception moderne et économique, à l’ambiance intime et chaleureuse. DETOO Architects a alors pensé à une méthode de construction traditionnelle en briques, mais pour que ce bâtiment soit passif, l’épaisseur des murs aurait impliqué une perte d’espace considérable. Les briquettes de parement de Sto, le spécialiste des systèmes d’isolation de façade et de ses revêtements, ont apporté la solution. En effet, celles-ci permettent de réaliser la reproduction authentique des façades en briques, sans en perdre le charme.

Une construction d’avenir

Une construction tournée vers l’avenir, conforme aux normes de construction à long terme, sans empiéter sur la convivialité et l’intimité, était essentielle pour le nouveau service résidentiel de l’AZ Sint-Lucas. Le choix s’est porté sur un bâtiment neutre en CO2 qui produit sa propre énergie grâce aux panneaux solaires installés sur le toit. La surproduction est réinjectée dans le réseau énergétique de l’hôpital. Pour le chauffage, c’est une pompe à chaleur six tubes qui a été retenue. Afin de contrôler la pénétration du soleil, on a opté pour un pare-soleil à lames entièrement automatisé, car la température peut rapidement grimper dans une construction passive. Outre un système de refroidissement et de chauffage économique, une commande crépusculaire a également été envisagée. Le détecteur d’absence pour l’éclairage permet de réaliser des économies d’énergie : l’éclairage s’éteint lorsqu’une personne quitte un local. Cependant, la norme de la maison passive ne tient pas uniquement compte des techniques : elle accorde une attention particulière à l’isolation. « Avec l’isolation du toit et du sol, l’isolation des murs extérieurs est également d’une grande importance. En effet, plus de 20 % de la chaleur se perd lorsque les murs ne sont pas isolés », explique Alexander Rickert, Product Manager de Sto. L’architecture, la stabilité et les techniques spéciales ont été conçues à partir d’un modèle BIM, notamment complété par des simulations de confort et des études solaires. La construction est conforme aux exigences les plus strictes en matière de valeurs U (ISO_1) et d’étanchéité à l’air (n50=0,6 h-1). Boeckx Architects (qui fait maintenant partie de DETOO Architects) et le bureau d’études Ingenium de Bruges ont élaboré l’intégralité de ce pavillon K.

Une ambiance intime grâce aux briquettes de parement

Pour obtenir un rendu intime et chaleureux, il a d’abord été envisagé d’appliquer une méthode de construction traditionnelle en briques. Cependant, pour pouvoir isoler selon les normes de la construction passive, la perte d’espace aurait été considérable. Afin de garantir une structure fine des murs extérieurs, d’optimiser la surface intérieure et de faire valoir au maximum la créativité des architectes, on a opté pour un système d’isolation de façade ETICS de Sto, en posant 32 cm d’EPS (polystyrène expansé) d’une valeur lambda de 0,032 W/mK. La couche d’armature est placée par-dessus. Ensuite, le choix s’est porté sur des briquettes de parement de la collection StoBrick de Sto. Celles-ci sont sciées dans des briques pleines, dont on utilise la face avant. Pour le pavillon K, on a également employé l’arrière de la brique afin d’obtenir un aspect authentique et unique. Grâce aux briquettes de parement, le concepteur peut également faire preuve de plus de créativité. « La structure de la façade a été constituée d’après un appareillage spécial : 3 briques fines, 2 briques larges, puis 2 briques fines, suivies d’une brique large », explique Alexander Rickert, Product Manager chez Sto. « D’ailleurs, il a fallu relever un énorme défi pour constituer un bel ensemble avec les saillies et les surplombs. Des briquettes de parement spéciales avec un angle scié ont permis de résoudre ce problème. Pour réduire le coût, les ébrasements n’ont pas été réalisés de la même manière. Ce faisant, les rails en aluminium du pare-soleil ont pu être intégrés de manière esthétique contre la façade », poursuit Alexander Rickert.

Contact avec l’environnement extérieur

Outre l’aspect économique, il était également essentiel de réaliser un bâtiment distinct dans lequel les groupes de vie peuvent entrer en contact direct avec la nature environnante et profiter d'une luminosité maximale. Jusqu’il y a peu, le service résidentiel de pédopsychiatrie se trouvait au premier étage de l’hôpital. Un contact direct avec l’environnement extérieur était alors impossible. En 2013, il a été décidé de construire un nouveau bâtiment séparé pour le service de pédopsychiatrie des jeunes enfants et des adolescents, dans lequel tant la thérapie que la résidence seraient sorties du contexte hospitalier. Les quatre groupes de vie sont organisés autour d’un espace ouvert central, qui introduit la lumière, la tranquillité et la nature dans la maison. Une nouvelle salle de sport était également indispensable pour le centre de jour. Celle-ci se trouve au sous-sol, car les autres terrains du site étaient déjà occupés. Grâce à une cour anglaise, la lumière du jour peut pénétrer dans la salle de sport. De plus, l’isolation de Sto se poursuit sous le bâtiment. Pour la salle de sport souterraine, une isolation Foamglas spéciale a été utilisée à partir d’une profondeur de 3,5 mètres afin de résister à la pression de l’eau souterraine. Le bâtiment a été réceptionné en juin 2018.

Photos : D.R.

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