Plafond à lamelles aluminium

 
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Aussi sécurisé qu'un bunker, mais ouvert et transparent comme une véranda. Abstrait et informel. Grandiose, mais à taille humaine. Le cahier des charges du nouveau bâtiment de la Cour Pénale Internationale de La Haye était d'une redoutable complexité, mais Bjarne Hammer, l'architecte du célèbre cabinet danois Schmidt, Hammer, Lassen Architects, a brillamment relevé le défi. Il a dessiné un immeuble de référence de 56 000 m², d'allure réservée, destiné à rendre justice et à protéger les victimes de méfaits graves, tout en préservant la dignité humaine des suspects qui y sont poursuivis pour crime. Hunter Douglas a élaboré pour ce projet un travail sur mesure, en fournissant 29000 m² de lamelles aluminium pour plafonds.


Le nouvel immeuble de la Cour Pénale Internationale (CPI) a été officiellement inauguré le 19 avril dernier par Sa Majesté le roi Willem-Alexander, entre autres en présence du Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon et du ministre néerlandais de la Justice et de la Sécurité. Une délégation aussi prestigieuse en dit long sur l'importance de la Cour Pénale Internationale. Celle-ci emploie quelque 1200 collaborateurs et compte 124 nations affiliées, qui fournissent un effort collectif afin de poursuivre les crimes de guerre, génocides et crimes contre l'humanité.

la Cour Pénale Internationale (CPI) assume d'abord une fonction pratique : rendre justice aux victimes de crimes de guerre, génocides et crimes contre l'humanité et de condamner leurs auteurs. Mais la fonction symbolique du bâtiment est presque aussi importante. Le monde a besoin d'une maison internationale de paix et de droit. Cette "maison" est devenue un bâtiment de référence sur un ancien terrain militaire, dans les dunes de La Haye.

Un maillon entre la ville et la nature

L'architecte Bjarne Hammer a volontairement réduit l'empreinte écologique de l'immeuble. "C'est en voyant l'énorme potentiel que représentait un lien entre les dunes et la périphérie de la ville que nous avons privilégié un bâtiment compact. Cela nous a permis de rendre à la nature une partie de l'ancien domaine militaire". Les bâtiments de la CPI sont intégrés à l'espace naturel et pour ainsi dire "enfouis" dans les dunes, qui n'ont presque pas perdu en taille. Le complexe compte cinq immeubles de bureaux surplombés par la tour de la Cour. Enfouir les édifices a eu pour effet de renforcer la sécurité et de créer un contraste avec l'environnement, mais également de donner aux visiteurs, aux victimes et aux prévenus un sentiment de quiétude, de confiance et d'espoir.

Une affirmation

À la fois fonctionnel et dépouillé, l'intérieur du bâtiment a bénéficié d'un niveau élevé de finition et d'originalité. C'est volontaire, déclare Bjarne Hammer : "Lorsque vous avez non pas un, mais 124 maîtres d'ouvrage, et donc autant de cultures et de conceptions différentes, il est difficile pour l'architecte de prendre une position tranchée. Sans compter que les médias et cameramen ont besoin d'un arrière-plan neutre, car toutes les séances sont retransmises en direct."

Le bureau d'architecture danois a opté pour un plafond en fines lamelles aluminium de Hunter Douglas, perforées et enduites d'une texture acoustique. Elles couvrent au total 29 000 m² dans des bureaux, salles d'audience et salles publiques. Le plafond couleur anthracite est sobre et abstrait, mais neutre, ce qui répond exactement aux conditions du cahier des charges. L'architecte relate ce que traduit le plafond pour l'intérieur : "C'est un élément important dans le jeu d'ombres et de lumières qui intervient dans le bâtiment. Ce plafond aide les gens à trouver leur chemin, de façon naturelle, presque instinctive."

Un équilibre intérieur

Le plafond étendu et homogène crée un équilibre à l'intérieur, assure Bjarne Hammer. "Il relie les espaces et donne un sentiment d'uniformité et d'égalité. Car il est identique pour tout le monde, que l'on soit juge, prévenu, victime ou membre du personnel."

Outre cet aspect esthétique, des raisons pratiques ont également poussé Bjarne Hammer à opter pour ce plafond à lamelles : "C'est un plafond ouvert qui donne à l'architecte des marges de manœuvre supplémentaires. Il permet par exemple d'intégrer les capteurs pour mesurer la qualité de l'air, les équipements anti incendie ou les épurateurs d'air."

Une redistribution libre des salles

Une autre exigence de la CPI consistait à subdiviser librement les salles. L'installateur du plafond a dû imaginer une solution sur mesure, précise le chef de projet John Balvert, de la firme néerlandaise Verwol Complete Interieurrealisatie : "Les lamelles de plafonds sont interchangeables grâce à une solution spécifique que nous avons élaborée en concertation avec le maître d'ouvrage. Même si des parois sont démontées, déplacées ou abattues, il n'est pas nécessaire de forer à nouveau et de démonter la structure suspendue du plafond. Dans une configuration différente, les lamelles se fixent aisément à la position de la nouvelle paroi."

Le caractère durable de l'aluminium était également un important critère de choix. Les immeubles de la CPI sont éclairés d'une centaine de milliers d'armatures LED totalement intégrées dans les lamelles perforées, ce qui contribue à l'apparence nette et dépouillée du plafond.

©Adam Mørk