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La réputation de Namur, capitale administrative des Wallons, n’est plus à faire. On y a l’habitude de s’y hâter… lentement. A l’image, en son cœur, de la rénovation à 7 millions € de la vénérable Académie des Beaux-Arts magistralement signée par AAO.

Après une décennie, les grandes phases de transformation de l’Académie des Beaux-Arts – un des rares exemples préservés d’architecture civile antérieure au XVIIIe – touchent à leur fin. L’ultime étape interviendra en cette fin janvier: la restauration intérieure de l’aile Cobergher. Près d’un demi million € manquait pour parachever l’œuvre. C’est chose faite, sous forme de subsides bienvenus. Vétuste, insalubre, plus aux normes et à l’étroit, l’institution n’a finalement pas quitté le cœur de ville namurois pour traverser la Meuse et être installée à Jambes. Sous la baguette architecturale de l’Atelier de l’Arbre d’Or (AAO), l’option des rénovation-agrandissements a remporté en définitive tous les suffrages.

Un premier cahier des charges est entériné en 2008. Officiellement, les travaux débutent quatre ans plus tard, avec une première phase d’extension de l’espace disponible cours et ateliers. Bardée d’alu, cette extension contemporaine se fond dans le paysage, imaginée par les Namurois d’AAO dont le bureau sont situés dans une maison de maître sise… en face de l’Aca. Phase 2: certains bâtiments, à l’arrière, sont démolis et quelques maisons classées de la rue du Lombard sont rénovées. Le tout est flanqué d’une cour intérieure et d’une grande verrière.

Bout du tunnel…

Les phases 3-4 visent à restaurer en couronne cour, aile sud et divers bâtiments dont le principal est baptisé Cobergher, du nom de son architecte anversois. Désormais, la 5e phase est d’actualité délocalisant les ateliers céramique-sculpture-peinture dans des bâtiments prêtés par la ville à Jambes. Le nouveau (et dernier) chantier à finaliser pour décembre prochain vise:

  • remise aux normes électricité, ventilation, chauffage, sanitaires

  • réparation menuiseries intérieures

  • remplacement enduits,

  • décapage murs

Au total, 7 millions € ont été injectés dans ce projet d’envergure dont 1,5 million € de subsides (RW> SPW DGO4 + Communauté française). Actuellement 1.320 élèves sont inscrits aux cours. Les chantiers déjà réalisés ont joué les aspirateurs de nouveaux publics. Au cœur de Namur, cette vénérable institution a pris ses quartiers dans l’ancien Mont de Piété, établissement de prêts sur gage devançant l’assistance publique alors inexistant. Début XVIIe il est conçu par Wenceslas Cobergher, architecte-ingénieur de la Cour de Bruxelles*, surintendant de surcroît des Monte di pieta de notre contrée. Au départ, le grand quadrilatère d’esprit Louis XIII a été édifié dans les jardins des demeures bourgeoises à rue, réunies ensuite sous le même toit pour servir de dépendances.

*Ancien régime des Pays-Bas méridionaux comprenant notre pays alors inexistant

© Ph. G. ; AAO


 
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